14 Juillet 1789 c’était les canailles*
16 Mars 2008 nous sommes les racailles*
* Partie du peuple la plus pauvre, considérée comme la plus méprisable
QUAND LE PEUPLE S’EXPRIME
LA DROITE DEPRIME
Cher Monsieur SEYER, en reprenant les mots de Nicolas SARKOZY et en traitant de racailles des centaines de Colombiens, lors d’une interview dont la vidéo circule aujourd’hui sur le net, pour la seule et unique raison qu’ils fêtaient la victoire du candidat qui n’était pas le votre, vos mots, blessants, ont encore blessé.
Si durant 7 ans, la mairie a été un château, pour autant, nous n’avons jamais étés et ne seront jamais des gueux, en attente d’une petite pièce.
Privilégié, vous ne pouvez comprendre, la liesse populaire qui s’est emparée de Colombes, les sourires revenus, le sentiment fort de bien être, de liberté et d’espoir, ressenti par des milliers de Colombiennes et Colombiens.
Pour comprendre cela, il faut avoir subi le mépris et le manque de considération de Madame Goueta, avec votre complicité et celle de toute la majorité sortante. Il faut aussi, avoir enduré les bons vouloirs de Madame Goueta, qui prenait souvent seule, des décisions pénalisant de très nombreux Colombiens.
Au second tour de l’élection municipale, 15 805 Colombiens pouvant voter, ont dit STOP.
Dans cette même vidéo encore, vous vous posez en défenseur des personnes âgées de notre ville. Ne vous inquiétez pas. Nous avons plus de respect pour eux, que vous n’en n’avez jamais eu et n’en aurez jamais.
Si parce que, nous avons fêté la libération de Colombes, vous nous considérez comme des racailles. Alors, nous sommes fiers d’être des racailles.
Dimanche 16 mars 2008, Madame MASSE, ce n’était pas la fête des voyous. C’était, la fête de la liberté mais aussi, des jeunes qui découvraient la joie, à laquelle le poids de leur vote, pouvait mener.
Madame MASSE, vous-même et Monsieur SEYER, n’êtes pas des Colombiens ordinaires. Vous êtes, conseillers municipaux sortants et donc des élus de la République. Sachez que, cette République, qui a pour devise : Liberté, Egalité et Fraternité, vous en êtes très très loin.
Dans le journal Le Parisien, au lendemain des résultats, Madame Goueta s’est plainte de débordements. S’il est vrai, qu’elle et certains élus, ont étés copieusement sifflés et hués, jamais, ils n’ont étés agressés physiquement. Ces sifflets et ces hués, résultent tout simplement, de 7 ans de frustrations et de mépris. Les élus de l’équipe municipale sortante, ont appris à leur dépend ce soir là que, pour être respecté, il faut être respectueux.
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