Le collectif B, avec d'autres Colombiens, a décidé de lancer un appel «  Un vote blanc pour mécontentement » durant l’élection cantonale partielle qui se déroulera les dimanches 8 & 15 Mars prochain.

 

Pourquoi ?

 

Ce n’est pas du tout, comme il est écrit dans un article sur le blog colombes-citoyen, pour mesurer notre poids électoral sur cette cantonale, car nous n’avons pas fait une véritable campagne pour le vote blanc. Nous n’avons fait que, deux toutes petites campagnes d’affichage. Notre appel à voter blanc nous a valu d’être considéré comme des « farfelus » et notre action, comme pas citoyenne. Pourtant, nous n’étions pas considérés comme si farfelus que çà quand nous avons décidés d’appeler à voter pour la Gauche rassemblée durant l’élection municipale. Et l’article d’Ahmed Béribeche ainsi que les nombreuses personnes rencontrées dans les rues et les cités de la ville qui ont eu connaissance de notre appel, démontrent que nous ne sommes pas seul à penser que, voter blanc, c’est aussi et autant citoyen, que de voter pour un candidat. Et que donc, à écouter certains, il y a beaucoup de farfelus à Colombes.

 

 

Nous n’avons pas besoin, de mesurer notre poids politique. Nous avons déjà fait plusieurs fois par le passé et encore tout récemment n’en déplaise à certains (qui pensent que ce n’est pas grâce aux quartiers que la Gauche rassemblée a pu faire la différence aux dernières municipales), la démonstration de notre poids électoral. A chaque fois, que les quartiers se sont mobilisés et parce qu’ils ont étés mobilisés, aux municipales (1989, 1990, 1995 et 2008) la Gauche a pu gagné. La seule fois, ou par dégoutage de la gauche, les quartiers ne se sont pas mobilisés parce qu’ils n’ont pas étés mobilisés, la gauche a perdu (2001). Les faits parlent d’eux même et le constat est clair.

 

 

Notre appel, au vote blanc pour mécontentement, a déclenché une forte colère de la part de nombreux élus. Nous aurions aimé en parler avec nos élus et nos dirigeants politiques mais très rare sont ceux qui nous ont contactés pour en discuter ensemble. Est-ce le manque de courage d’affronter les discours contradictoires ? Le fait de ne pas savoir quoi répondre et qui conforte donc tout ce qui se dit dans notre appel ? Ou peut être aussi, le manque d’intérêt à ce qui se passe dans la ville et à ses habitants ? Dans tous les cas, ce n’est pas normal. Ce n’est pas normal du tout, quand, la gauche rassemblée a tant parlé durant la campagne municipale, de démocratie, de concertation, ou de dialogue avec la population.

 

Suite à notre appel, le seul dirigeant politique et élu qui a eu le courage de prendre son téléphone et d’en parler avec nous, c’est Edouard Phanor. C’est tout à son honneur et à celui du rôle de l’élu. Une rencontre sera fixée prochainement.

 

Il y a bien aussi, des membres du collectif B qui ont étés contactés, une fois, vite fait, par téléphone, par Salem Belgourch et Habib Benbelaid. L’un au PS, l’autre au PC. Nous nous sommes alors, posé une question. Est-ce, une véritable démarche personnelle ou, ont-ils étés commandités par leur parti respectif pour nous sonder, nous amadouer et voir nous amener « à la raison » car, amis et d’origine étrangère comme quelques uns des membres du collectif B ? N’y a-t-il pas de quoi se poser la question ? Pour vous dire franchement, si cela avait été un Marc, un Xavier, une Nadine ou une Sophie qui nous avait contactés, nous ne nous la serions jamais posé, cette question.

 

On n’a jamais autant entendu parler de communautarisme que durant cette campagne à l’élection cantonale. Et on a le sentiment, fort et légitime, que ce sont ceux qui se doivent de lutter contre les communautarismes qui bien souvent, veulent vous mettre dedans. En fait, c’est selon les besoins.

 

Ceux qui nous connaissent, et ils sont nombreux, savent combien nous sommes anti communautaristes et ouvert vers les autres. Nous ne nous laisserons donc pas, enfermés là dedans.

 

Si, il s’agit bien de ce que nous sommes en droit de penser donc, nous aurions aimé que nos dirigeants politiques acceptent le débat contradictoire plutôt que de l’ignorer voir de le fuir. Et nous sommes disponible pour toute rencontre et discussion.

 

Notre appel, se justifie par deux raisons. La première, c’est que nous ne sommes pas content de la politique menée par la nouvelle municipalité et aussi, par sa façon de faire de la politique. Nous avons encore le droit, nous pensons, de ne pas être content et aussi, de pouvoir le dire librement. Et, c’est afin de préserver notre liberté de pensée et de parole, que nous voulons encore aujourd’hui, restés hors des partis politiques traditionnels. Nous ne sommes pas, comme il a été écris dans un article par des jeunes UMP sur leur Blog, un satellite de la gauche.

 

Nous voulions adresser un message de mécontentement à nos élus et surtout, à nos dirigeants politiques et nous l’avons fait. Nous voulions leur dire,  il y a des gens qui sont mécontents et en droit de l’être. C’est de votre devoir d’élus de les écoutez. Car en effet, nous avons relu le programme de la Gauche rassemblée et, un an après la campagne électorale, nous constatons qu’il y a un très gros décalage entre, ce qui a été écris (et donc promis) et, ce qui se fais concrètement sur le terrain aujourd’hui. Il faut bien vouloir entendre le fort mécontentement et ne pas s’enfermer dans une bulle municipale.

 

Nous savons, que le message a été bien reçu, car certains élus sont remontés contre nous. Mais, il est resté encore sans réponse et il est dommage que des élus d’une ville, par leur silence, donne le sentiment légitime, de ne porter aucun intérêt à un mécontentement, qui vient pourtant de leurs concitoyens qui plus est, d’habitants qui ont contribué à les mettre en place. N’est ce pas le rôle premier de tout élu que d’allez voir et d’écouter, même ce qui ne plait pas, de débattre ?

 

Si, nombre d’élus aiment à entendre ce qui est bon, car allant dans leur sens. La satisfaction d’avoir réussi, après avoir bien voulu entendre ce qui ne va pas et avoir solutionner les problèmes, est bien meilleure.

 

Nous reparlerons dans un prochain article ici, de ce pourquoi, nous ne sommes pas content de la politique menée par la nouvelle municipalité et aussi, par sa façon de faire de la politique. Et nous espérons aussi, pouvoir en parler d’ici là avec nos élus, mais aussi avec nos dirigeants politiques. Car, élus et dirigeants politiques, ce n’est pas du tout la même chose. Et nous, nous le savons.

 

La seconde raison de notre appel, est que, nous nous sentons responsables du choix et du vote de tous ceux qui ont suivi notre appel durant l’élection municipale. Et que donc, nous avons des comptes à rendre aux très nombreuses personnes (amis, famille ou tout simplement Colombien comme nous) qui ont répondu à notre appel et que donc aussi et surtout, nous nous devons d’assurer « un service après vente ».

 

Certains élus de la Gauche rassemblée, disent, que nous étions moins revendicatifs sous l’ancienne municipalité. A ceux qui disent çà, nous voulons dire, qu’à la différence de la municipale de 2001, en 2008 nous nous sommes mobilisés et avons appelés à voter pour la Gauche rassemblée, et que grâce aussi à nous, elle a gagné. Nous sommes donc en droit, d’être exigeant, avec la Gauche rassemblée.

 

Si, nous avions fait le choix de la Gauche rassemblée, après avoir en vain il ne faut pas l’oublier, essayé de rencontrer et discuter avec Mme. Goueta et M.TRUPIN, c’est parce que nous pensions à l’époque qu’elle présentait le meilleur projet et la meilleure équipe pour améliorer, notre ville mais aussi nos cités.

 

Aujourd’hui, la Gauche rassemblée nous démontre que ce n’est pas le cas et nous en sommes sincèrement désolé pour toutes celles et tous ceux qui nous ont suivis et lui ont fais confiance, à travers nous et notre appel.

 

Nous avions aussi, et surtout, fait le choix de la Gauche rassemblée, sans pour autant donner de carte blanche ou de blanc-seing, uniquement, parce que nous avions rencontré avant le 1er tour de l’élection municipale le candidat Philippe SARRE (car tête de liste de la Gauche rassemblée et donc responsable) et reçu la garantie, d’une gestion et d’un mandat pour une ville de Colombes, JUSTE ET POUR TOUS, et que le Collectif B serait impliqué dans cette tâche, dans un partenariat dont le cadre serait à définir. Aujourd’hui, rien de tout cela.

 

Certains, diront que nous avons étés naïfs. Pas du tout. Nous avons juste, fais confiance.

 

Alors, n’ayant pas étés impliqués, nous ne voulons donc pas, cautionner ou être complice de cette politique et de cette façon d’en faire. Nous voulons bien être responsables de nos conneries, mais pas de celles des autres.

 

Etre désolé, c’est une chose nous direz-vous. Mais, assurer le service après vente en est une autre. Nous voulons rassuré tous ces gens qui nous ont fais confiance, et leur dire qu’en tout cas, en ce qui nous concerne, nous serons présents et actifs, afin que « l’autre histoire » promise par la gauche rassemblée ne soit pas, une simple adaptation, une parodie ou voir pire, une mauvaise blague mais, une autre et belle histoire.

 

C’est parce que, de nombreux Colombiens attendaient vraiment une autre histoire au soir du 16 mars 2008 et que celle-ci, a été promise par la Gauche rassemblée durant la campagne électorale, qu’il faut aujourd’hui, vite déchirer et jeter cette page, de un an d’une autre histoire, qui ne concerne que quelques personnes et dans laquelle, une minorité seulement de colombiens se retrouve et une majorité se contente de lire.

 

Il faut vite, prendre une nouvelle page blanche, dans un gros livre vierge, et vraiment écrire une nouvelle et autre histoire, dans laquelle chaque Colombien qui le souhaite, peut vraiment en être acteur et surtout, une autre histoire, que dans 5 ans une majorité de Colombiens sera content d’avoir, non pas lu, mais vécu.


En tout cas, c'est ce que nous, nous souhaitons.




NOTRE APPEL AU VOTE BLANC POUR MECONTENTEMENT





Samedi 7 mars 2009
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