87,07%
C’est le pourcentage d’électeurs
qui n’ont pas votés pour les deux candidats finalistes.
Les politiques, lisent les chiffres qu’ils veulent bien voir. Ce chiffre de 87,07% n’a pas l’air d’inquiéter ou de gêner du tout nos dirigeants politiques, et nos deux finalistes ainsi que leur parti respectif.
Ils préfèrent se réjouir de leur 30,78% pour les uns, ou de leur 30,07% pour les autres. Pourtant, il n’y a vraiment pas de quoi. Bientôt, les mêmes se réjouiront d’être élu dès le premier tour, après avoir obtenu… 2 voix sur un total de 3 bulletins exprimés, car il est vrai, obtenant plus de 50% des voix !!!
Bernard Lucas avec 867 voix et Lionnel Rainfray avec 847 voix totalisent 1.714 voix sur un total de 13.257 inscrits. A eux deux, ils ne représentent donc, que…. 12,93% des inscrits !
Dans ces conditions, comment aller siéger au Conseil Général et se revendiquer représentatif du Canton
Nord-ouest !?
De plus, entre Mars 2004 et Mars 2009, le PS passe de 2326 à 867 voix soit une perte de 1459 voix. L’UMP, passe de 1498 à 847 voix, soit une perte de 651 voix. Et cela, malgré 1759 nouveaux inscrits de plus sur le canton !
Certains de nos élus et candidats, pour justifier le fort taux d’abstention record, avanceront encore comme prétexte une mauvaise météo. Et si, c’était dû aussi et surtout, au désintérêt général de la politique allant crescendo à cause de certains de leurs agissements et au mécontentement dû à des promesses non tenues ?
Ne le pensez surtout pas, ne le dites encore moins !!! Car sinon, ils vous considéreraient, comme ils nous considèrent, comme des farfelus. Qu’il ne sert donc à rien d’écouter !
Dimanche, ce n’était pas à cause de la pluie. Et, les candidats, nos dirigeants et les partis politiques, doivent vite prendre acte de ces chiffres et, réagir et agir, car : C’EST UN VERITABLE ECHEC DE LA DEMOCRATIE.
Le 16 Mars , la municipalité fêtera la première année de l'ère Sarre, un bilan de votre part serait de bonne aloi.
Enfin, je ne résiste pas à l'envie de vous dire qu'il faudra bien un jour ou l'autre que le Collectif.B franchise le pas qui sépare le camps des contestataires et celui de ceux qui osent prendre des responsabilités. Votre attitude de retrait est louable mais comporte une faiblesse de taille, on vous accusera de ne pas "avoir le courage de mettre en pratique vos idées". Ceux-là auront raison car la politique, c'est avant tout de l'action , parfois la reflexion suit, rarement l'inverse se produit. Oui, avant vous Action Citoyenne et les Motivé(e)s ont tenté l'aventure en y laissant des plumes. Mais cela ne doit pas vous empecher de participer plus activement à la vie politique locale. Il suffit de se définir des objectifs simples et claires. Puis de négocier des postes clés pour atteindre ces objectifs. Surtout, être membre d'une équipe municipale ne signifie pas d'obéir au Capitaine-Maire sans réfléchir, je vous fais confiance pour cela. On peut s'opposer, proposer, s'abstenir vis à vis de la majorité à laquelle on appartient. Frédéric Sarkis nous a prouvé, par ses positions concernant la Palestine, qu'il était possible de défendre des combats malgré les réticenses du "Grand Patron".
Toutefois pour la question « Dans ces conditions, comment aller siéger au Conseil Général et se revendiquer représentatif du Canton Nord-ouest !? », la réponse est simple : la légitimité sera issue du scrutin en fonction de la loi électorale en vigueur, point barre.
La légitimité est la même que l'on soit élu par 10 ou 90% du corps électoral.
La légitimité est la même que l'on soit élu avec 2 ou 4000 voix d'écart avec son concurrent.
C'est la règle démocratique.
Les abstentionnistes auront pensé, à tort ou à raison, que l'issue du scrutin ne changera rien à leur vie et reconnaissons que, quel que soit le vainqueur du second tour, l'équilibre majoritaire du conseil général 92 ne changera pas, et que de toute façon, dans 2 ans, il faudra revoter.
Maintenant, les hommes politiques doivent s'interroger sur cette « défaite de la démocratie », mais tous les acteurs de la vie politique aussi (et ça vaut pour vous !).
Et également (mais ça, on ne l'entend pas souvent, parce qu'on a toujours la tentation démagogue), les électeurs eux-mêmes devraient un peu justifier de leur comportement INCIVIQUE.
J'aimerais bien, comme en Belgique, que le vote soit obligatoire, par exemple.
J'aimerais aussi que les médias (et TF1 et consors jouent aussi leur rôle dans cette désaffectation du public pour la politique) oublient un peu le côté « spectacle » de la politique-spectacle (mais les vendeurs de minutes de cerveau disponible n'y ont pas intérêt, hélas).